L'ère du numérique n'a pas « créé » le phénomène de fausses nouvelles. Seulement, il l'amplifie en donnant à tout le monde la possibilité de jouer trois rôles face à l'information : consommateur, créateur et diffuseur de contenu.
Ce changement a pour effet de modifier considérablement l'écosystème médiatique et rend l'acte de s'informer plus difficile que jamais.
Personne n'est à l'abri de la désinformation. Comme l'écrivait Patrick Lagacé dans son article Oups, mauvais Maxime! « Nous sommes tous des pushers de faux faits potentiels. [...] Des fois, les gens font des erreurs. Toutes sortes d'erreurs. De faits. D'appréciation. D'empressement. Ça arrive. »
« Les fausses nouvelles, c'est pour les autres. MOI je vérifie toujours deux fois. »
« Je sais que ça existe... j'en ai même peut-être déjà partagé... »
« Je suis TRÈS compétent. J'en produis RÉGULIÈREMENT. »
« FAKE NEWS! Où s'en va le monde?! »
Quelles sont les clés pour une éducation aux médias adaptée aux enjeux actuels?
Normand Landry, professeur à la TÉLUQ et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en éducation aux médias et droits humains nous donne quelques pistes pour améliorer, collectivement, notre capacité de décodage de l'écosystème médiatique.